Dominique SAVIO

 Portraita

BIOGRAPHIE

Née à Denain, ville ouvrière du Nord, j’ai grandi près d’un père « briqueteux », d’une mère ménagère accomplie, et de grands-parents immigrés italiens arrivés en France dans les années vingt .Pour raison professionnelle, mes parents s’installent ensuite près de Dunkerque où je termine mes études secondaires pour , après l’obtention du bac, rejoindre l’Ecole Normale de Douai.

Ma carrière d’enseignante était donc toute tracée : institutrice à l’école primaire, puis professeur des écoles spécialisée dans un service de soins, et durant mes dernières années de service, « enseignant référent », avec pour mission, gérer l’intégration des enfants handicapés dans les écoles.

Des envies d’écrire depuis longtemps, jamais concrétisées. Inhibition ou paresse. Sans doute un peu tard aujourd’hui ; mais comme on dit, « pour le plaisir… ».

Mais c’est souvent ce que l’on dit…

Quelques lignes à propos du manuscrit

Ces anecdotes familiales de la Seconde Guerre Mondiale ne sont pas de pures fictions, mais les témoignages de petites gens , souvent « oubliés », vivant leur enfance et leur adolescence dans leur monde en guerre.

Depuis mon plus jeune âge, j’ai adoré écouter et réécouter ces histoires parfois drôles , souvent tragiques. J’ai pensé recueillir ces chroniques comme on sélectionne des photos-souvenirs qu’on range dans l’album. Je croyais raconter la guerre des miens en suivant leurs récits le plus fidèlement  possible. Pourtant, je me suis laissé emporter. Je me suis impliquée par mes émotions, mes réflexions . J’ai même parfois jugé. Et toujours, une grande interrogation: qu’aurais-je fait, à leur place ? Aurais-je eu le courage, la volonté de garder, comme eux l’ont fait, mes convictions et mes espérances ?

Ces considérations métaphysiques les ont fait plutôt  sourire :

–      Tu sais, la plupart du temps, on s’est juste débrouillés comme les autres !…Pour continuer à vivre…

Je ressens encore ma frustration d’enfant. J’espérais les exploits merveilleux et héroïques des grandes batailles et j’entendais les récits de gens qui recherchaient les patates, le sel et les savonnettes pour survivre.

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